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Published: 14/02/2023

Psychomotricité chez le nourrisson

Développement du nourrisson/jeune enfant

Le nourrisson se développe et apprend progressivement. Lorsque l’enfant né, il présente un tonus musculaire* bas au niveau du tronc et élevé au niveau des membres : C’est ce que S. Robert Ouvray nomma la « dualité tonique ». Au fur et à mesure que grandit l’enfant, le tonus va s’équilibrer : les muscles du tronc seront plus toniques et lui permettront d’acquérir la station assise, le quatre-pattes, la marche… et les le tonus musculaire des membres va diminuer et permettre un contrôle volontaire du geste qui va s’affiner dans les premières années de vie.

Les  réflexes archaïques sont des mouvements automatiques observables chez le nouveau-né, en réponse à certaines stimulations. Ils sont présent à la naissance (grasping réflexe, le réflexe de Moro, le réflexe de succion, le réflexe tonique asymétrique du cou…) et vont s’atténuer et vont laisser place à une motricité plus volontaire vers les 3-4 mois.

Le jeune enfant va progressivement apprendre à connaitre son corps, ses capacités et les maîtriser. Il va apprendre à se retourner d’un côté et de l’autre, se mettre sur le ventre et passer sur le dos. Il va apprendre à se tenir assis, puis ramper, se mettre à quatre pattes, à genoux dréssés, en chevalier servant jusqu’à se retrouver debout.

Il n’est pas rare de voir des psychomotriciens intervenir dans des crèches notamment pour favoriser le développement harmonieux du jeune enfant grâce à des jeux et des exercices d’éveil et de stimulations psychomotrices. En effet, le développement psychomoteur évolue différemment selon les enfants. Un léger retard n’est pas grave cependant il est important de prêter attention au développement psychomoteur du jeune enfant dans son ensemble pour ne pas manquer des signes d’un retard de développement.  

En libéral - Le Nourrisson / Jeune enfant

Lorsqu’il y a des difficultés relationnelles ou communicationnelles, des séances de psychomotricité permettant de travailler le lien parents-enfant peuvent être proposées. Le psychomotricien peut aider les parents et l’enfant à s’accorder sur le plan corporel et affectif, à décrypter les sollicitations et à y répondre, il peut proposer des solutions de portage (si l’enfant est hypo- ou hypertonique), aider à la mise en sens des stimuli internes et externes que reçoit le bébé.

L'intervention en psychomotricité

Parfois, le nourrisson peut rencontrer des difficultés au cours de son développement. Les facteurs peuvent être multiples (prématurité, handicaps congénitaux, maturation tonique, stress, …).

La psychomotricité peut alors être nécessaire sous forme d’éveil psychomoteur voire de rééducation psychomotrice.

Elle va souvent s’articuler autour d’activités sensori-motrice, de la relation et de la guidance parentale afin de soutenir le développement psychomoteur du nourrisson.

Exemple : J’ai rencontré un enfant qui présentait un rampé asymétrique et un retard au niveau des acquisitions motrices (station assise, station debout, marche, …). Il présentait un torticolis congénital qui a ralenti le développement des acquisitions psychomotrices.

Les séances se faisaient d’abord à trois. L’objectif était, d’une part, d’expliquer à la maman les processus d’acquisition des déplacements et lui ai montré comment encourager son enfant. Les progrès ont eu lieu à la maison. Ensuite, les séances se déroulaient sans la maman car l’enfant recherchait l’approbation de sa maman ce qui pouvait le freiner.

Dans cette situation, les séances étaient centrées sur la motricité, l’acquisition des déplacements et changements de positions.

Exemple : Dans le cadre de pathologies telle que le syndrome de down (trisomie 21), le suivi de l’enfant a d’abord été concentré autour du tonus et de la motricité en relation par l’intermédiaire de jeux (sur le dos, sur le ventre, puis sur le côté) afin de le solliciter suffisamment le tonus et qu’il aille explorer les différents espaces. Les premières séances se faisaient avec les parents afin de les accompagner et les soutenir dans les interactions avec leur enfant. Ensuite l’objectif était de l’accompagner sur les acquisitions plus fines (motricité fine, notion de transvasement, sensorialité, …).

**Petit rappel sur la prématurité :

On parle de prématurité lorsque la naissance survient avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) soit 35 semaines de grossesse. Il existe trois niveaux de prématurité :

-La prématurité moyenne : la naissance à lieu entre 33 SA et 36SA + 6 jours

-La grande prématurité : la naissance à lieu entre 28 à 32SA + 6 jours

-L’extrême prématurité : la naissance à lieu avant 28 SA.

Les conséquences de la prématurité se perçoivent dès la naissance. Avant 35 SA, les poumons de votre bébé ne sont pas encore complètement formés. L’immaturité des organes et du système nerveux entrainent diverses conséquences physiologiques : hypoglycémie, hypocalcémie, défenses immunitaires basses, respiration modifiée, cage thoracique étroite, peau cyanosée, les membres sont fragiles, difficultés digestives…

Mais il n’est pas rare que des conséquences de la prématurité apparaissent plus tard. Un retard des acquisitions psychomotrices peut être observé dans les premières années de vie : retard à l’acquisition des retournements, de la station assise, du quatre pattes, de la marche , en motricité fine…

Pour évaluer les troubles psychomoteurs dans le cadre de la prématurité, il faut prendre en compte l’âge corrigé de l’enfant : c’est-à-dire l’âge qu’il aurait s’il était né à terme. Il se calcule en soustrayant l’âge chronologique – le nombre de semaines de prématurité.

(Exemple : Lila a 28 semaines. Elle est née à 32 SA, en âge corrigée elle a 20 semaines.)

 En effet lors des premières semaines de vie, le système neurologique finit de se développer. C’est ensuite, que les acquisitions psychomotrices pourront avoir lieu. En effet, celles-ci dépendent de la maturation du système neurologique.

(Exemple de Lila : Elle va présentée les capacités psychomotrices d'un enfant de 20 semaines à 28 semaines (âge chronologique.)

Bibliographie

SCIALOM, P. GIRONIMI, F. ALBARET, JM. (2011). Manuel d’enseignement de
psychomotricité. Solal

ROBERT OUVRAY, S. (2007). L'enfant tonique et sa mère. Desclée de Brouwer.

Sitographie

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Laura Lauvernay Psychomotricite

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